L’anguille sous roche …
Dès que le jeune utilise le service gratuit, il est invité à cliquer sur d’autres sites web (p. ex. un cd-shop online ou des fournisseurs de jeux, des sonneries pour téléphone, les horoscopes, des quizz, …). Ces propositions lui parviennent par le biais de techniques publicitaires appliquées sur le site web à proprement parler mais aussi par le biais de ce qu’on appelle le marketing viral. Ce dernier est particulièrement efficace parce que son mécanisme consiste à encourager les amis des uns et des autres à s'inviter à utiliser un service ou à jouer à un jeu donné (ils ont déjà cette application qu’ils trouvent géniale et demandent à leurs amis s’ils veulent aussi en bénéficier). L’objectif du marketeer est ainsi atteint sans heurt et de manière très subtile. Il peut ensuite utiliser les données à caractère personnel pour les traiter, les revendre ou les communiquer à ses partenaires et éventuellement à d’autres personnes intéressées dont l’objectif est précisément de proposer des produits aux jeunes.
Bien sûr, la publicité n’a rien de mauvais en soi et beaucoup de jeunes trouvent que c’est une chouette manière pour apprendre à connaître de nouveaux produits. Ils ne voient pas toujours l’anguille sous roche. Ils ne pensent généralement pas que les données qu’ils donnent au moment où ils se connectent ou au moment où ils créent leur profil sont utilisés à des fins commerciales. Ils se rendent trop peu compte que toutes les données qu’ils mettent en ligne prennent vie, une vie autonome et une vie qui peut être longue, très longue.
Comment font-ils ? Lorsqu’un jeune veut utiliser un service gratuit, il doit se connecter et créer un mot de passe. Pour le faire, il doit introduire une série de données à caractère personnel, p. ex. un nom d’utilisateur (souvent un pseudonyme) et son adresse e-mail. Pour y avoir accès, il doit aussi automatiquement se déclarer d’accord avec les conditions d’utilisation et la politique de protection de la vie privée du fournisseur du service. Souvent, le jeune met aussi son profil sur Facebook ou Netlog p. ex. où il donne plus d’informations à caractère personnel encore.
